lundi 7 mai 2007

nights to heaven

ça va jusqu'à la nausée , un mélange des voix de Brian Ferry et Van Morrisson et la lecture de tous tes textes , des notes presqu'en marge de tes carnets , presque pas de date " ne me pleure pas , la mort en serait trop heureuse " " mais souviens-toi de ces moments élargis " ...mal de gorge aussi ...carnet noir de Ben " la vie est là " je sais ce que j' y ai écrit ...failli regarder la Boucle ... j'ai tes morceaux de vie dans la camera , j'aimais mieux la vraie chambre ...des tarots sur deux tarés , après coup du sort ...le mat et la force , le fou et le sage ...la vision d'une échelle de cordes , vers quel ciel , désormais ?

lost plane Août 2006

" je te prendrai comme un soudard
tu seras mon uniforme mon étendard

celui qui pousse au goulot
à la bannière des désarmés
celui qui se défie du caveau
à l'abri des yeux crevés

je te prendrai comme un soudard
tu seras mon uniforme mon étendard

lavé du seul aveu d'un sans ami "

Julien Escoffier " the transmatter "

j'élaguerai les branches

et je regarderai les choses qui me ravissaient et me faisaient trembler , comme de pâles copies de leurs reflets d'avant ... certains qui m'aimaient bien ne me comprendront plus et je les quitterai sans douleur ...je marcherai de plus en plus souvent pieds nus pour apprendre ... je cherche encore le soleil que nous avons vu ensemble ...j'ai le temps : sept noeuds .
J'entre dans ta mort .

dimanche 6 mai 2007

président des étoiles

à jamais ...c'est dérisoire , hein, cette élection ? Je repense à ce type assis le 26 décembre , sur le trottoir , avec une jambe cassée et plus d'espoir , à son copain polonais ..au froid , aux gens qui passaient , à cet épicier arabe qui était venu lutter contre le renoncement avec nous en attendant la camionnette du Samu social ....quel monde désenchanté ...mais tu es mon président pour l'éternité ...

samedi 5 mai 2007

ne me dis pas que tu es venu vers moi à cause de la dernière ligne ...

juillet 2006
" j'écoute le piano déambuler ...
Est-ce que tu as les mains derrière le dos et des mèches rebelles sur le front , un peu d'eau au coin de la bouche , comme un sourire lassé ...moi , j'aimais bien marcher sur le gravier .
On pourrait s'asseoir dans la poussière et jeter des pierres crayeuses sur le mur en face .
Et je te parlerais sans doute de lui , dans l'ombre de sa vie et de tant de regards clos ...peut-être qu'il y a des cordes pour se pendre ? "

Je vais aller vivre un peu

et puis je reviendrai ...ou l'inverse . Envie d'être seule avec toi, désormais .

vendredi 4 mai 2007

L'orage

Il n'est pas si intelligent que ça ; il prétend pour éloigner la peur ...je lui ai dit que je sauterai en parachute dans sept ans et il m'a répondu " toi et moi, on est fait pour durer longtemps "
Il t'aurait plu par son coté dandy péremptoire ...
après , je ne sais plus comment il a essayé de me démontrer que je t'avais tué en braquant sur toi mes regards clairs et sans tremblements . Il a prétendu que c'était comme cela qu'on glaçait l'autre . Tu as écrit que le respect et l'indifférence n'étaient pas éloignées .
Il y a eu de l'orage à St Tropez et ici ...Tu es en colère ?